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Les 10 enseignements de l'édition 2011 de l'Observatoire UFF-IFOP de la clientèle patrimoniale

Mené pour la 3ème année consécutive, l’Observatoire UFF–IFOP de la clientèle patrimoniale est riche d’enseignements, notamment sur l’impact de la dette souveraine.

La comparaison des résultats sur 3 ans montre clairement l’impact de la conjoncture sur le comportement d’investissement des patrimoniaux et sur leur attitude vis-à-vis du risque.

 

« Des éléments structurels de comportement émergent, montrant que les Français Patrimoniaux sont à la fois lucides, informés, concernés et cohérents » souligne Nicolas Schimel, Président-Directeur Général de l’UFF. 

 

Découvrez l'interview de Nicolas Schimel sur Europe 1

Interview du mois de novembre 2011

 

 

Enseignement  n°1 : Le moral des Français Patrimoniaux au plus bas depuis 3 ans

 

79% d’entre eux sont pessimistes quant à l’évolution des marchés,

Plus des 2/3 se disent affectés par l’endettement des pays européens,

Ils pensent que leur capacité d’épargne va encore diminuer, ce qui explique en partie le taux d’épargne record que l’on constate.

 

Enseignement  n°2 : Cette perception de leur environnement a davantage modifié leur comportement d’investissement que les années précédentes.

51% des Français Patrimoniaux déclarent avoir modifié leurs comportements d’investissement en 2011, soit 6 points de plus qu’en 2009 et 2010. Ils se déclarent plus vigilants et très impliqués.

 

Enseignement  n°3 : Des attentes concentrées sur le produit

Si la disponibilité des fonds reste pour les Patrimoniaux le critère principal dans le  choix d’un investissement, ils accordent plus d’importance au rendement et à la simplicité des produits. Le critère de la fiscalité des produits est en léger recul, alors que

la réputation de l’organisme financier et les frais liés aux produits reculent plus sensiblement.

 

Enseignement  n°4 : Une perception accentuée du risque

L’Observatoire UFF- IFOP révèle chez les Français Patrimoniaux une perception accentuée du risque associé aux différentes classes d’actifs même si la hiérarchie globale reste similaire à celle des années précédentes. Les produits perçus comme les moins risqués restent l’assurance vie en euro et l’or, et les plus risqués les actions.

 

Enseignement  n°5 : Une ouverture au risque néanmoins inchangée

Depuis 2009, on constate une appétence au risque inchangée :

L’ouverture au risque reste stable par rapport à 2009 : 4 Patrimoniaux sur 10 restent ouverts aux risques. Les patrimoniaux, avec une certaine lucidité, pensent qu’une dose de risque est acceptable pour obtenir du rendement,

L’exposition au risque souhaitée ne bouge pas et semble avoir atteint un seuil plancher : les Patrimoniaux déclarent depuis 3 ans accepter de placer 21% de leurs avoirs en « produits risqués ».

C’est sans doute la nature des produits inclus dans cette poche risquée qui a changé, certains produits étant désormais considérés comme plus risqués.

 

Enseignement  n°6 : Un déclin à court terme de l’appétence à investir

Les Patrimoniaux, restent cohérents dans leurs attitude et exprime une réelle frilosité à investir à court terme. On constate une moindre appétence à investir, qui touche tous les types d’actifs et plus particulièrement les assurances vie-multi supports et les actions.

 

Enseignement  n°7 : L’immobilier, un placement attractif

L’attractivité du produit est largement corrélée à sa rentabilité perçue: le trio gagnant étant formé des résidences Senior en première position, suivies des EHPAD et des résidences Etudiants, le Scellier ne vient qu’en cinquième position.

Cette perception est toutefois en décalage avec la rentabilité réelle.

 

Enseignement  n°8 : Le rôle clé du conseiller dans la souscription des produits

Dans ce contexte mouvant, le conseiller conserve un rôle clé lors de la souscription des produits financiers, et ce malgré une implication croissante des patrimoniaux dans leurs décisions d’investissement.

 

Enseignement n°9 : Une défiance qui se maintient vis-à-vis des interlocuteurs bancaires et qui s’étend au conseiller spécialisé.

Seulement 1/3 des Français Patrimoniaux pensent que leurs conseillers, qu’il soit spécialisé ou non, défendent avant tout leurs intérêts.

Ils sont 2/3 à penser qu’ils défendent avant tout les intérêts de leurs employeurs ou les leurs propres.

Ces chiffres sont constants depuis 3 ans pour les conseillers bancaires généralistes.

Ils ont très  nettement évolué pour les conseillers spécialisés qui bénéficiaient d’une image plus positive  en 2009 et 2010 : alors qu’ils étaient 49% en 2009 et 63% en 2010 à penser que leur conseiller défendait leurs intérêts quand il était spécialisé, ils ne sont plus que 36% à avoir ce sentiment en 2011.

 

Enseignement n°10 : Une érosion de la satisfaction et un taux de recommandation  qui se détériore vis-à-vis des conseillers bancaires

La satisfaction des Patrimoniaux vis-à-vis de leur interlocuteur s’érode. Elle est même, par rapport aux années précédentes, en net recul vis-à-vis des conseillers spécialisés.

Ces derniers n’ont pas du être à la hauteur des attentes que les patrimoniaux ont pu avoir vis-à-vis de « spécialistes » dans un contexte de crise.

Ils sont de ce fait de moins en moins enclins à recommander leur conseiller, surtout quand il s’agit de conseillers spécialisés.

 

 

Pour rappel...

C’est dans le cadre de sa réflexion sur une approche du risque post–crise et du lancement de son offre Gestion Pilotée et Suivi que l’UFF a confié à l’IFOP la réalisation de son Observatoire de la Clientèle Patrimoniale.

L’UFF a souhaité disposer d’un outil de pilotage des attentes et comportements de sa clientèle qui lui permette de :

• Suivre l’attitude des Français Patrimoniaux vis-à-vis du risque,

• Mesurer la perception du risque des produits financiers,

• Comprendre la nature et la profondeur des ruptures induites par la crise chez les Français patrimoniaux.

La première enquête a été réalisée en novembre 2009 via une approche duale, qualitative et quantitative. L’approche quantitative a été reconduite en septembre 2010 et septembre 2011. Les interviews de l’Observatoire 2011 ont été réalisées par téléphone, du 2  au 15 septembre 2011.

 

301 Français patrimoniaux ont été interrogés :

• Détenant des valeurs mobilières ou de l’assurance vie,

• Ayant un niveau de patrimoine financier hors immobilier de plus de

30 000 € et, pour ceux détenant un patrimoine compris entre 30 000 et

75 000 €, une intention de réaliser un placement financier dans les 2 ans.

Sur la base de ces critères, cette population représente 2,9 millions d’individus soit 6% des Français.

 

151 clients UFF ont également été interrogés.

Découvrez en détail Les Résultats de l'Observatoire UFF IFOP

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