Union Financière de France

Expertise & Conseil

Marchés, réglementation, fiscalité, épargne, retraite… des informations et des outils simples pour prendre les bonnes décisions patrimoniales.

Infos & patrimoine
Impact sur nos gestions flexibles.

Observatoire UFF-IFOP de la Clientèle Patrimoniale - Actualité UFF

Toutes les infos
L'épargne salariale :

Toute entreprise, quelque soit sa forme est autorisée à mettre en place un ...

Retraite

Les salariés ont aujourd'hui intégré l'idée que la capitalisation est ...

Immobiler locatif

Découvrez la vidéo "Immobiler locatif et Retraite" Bruno Dell'Oste, ...

Accéder à l'espace client
Recevez gratuitement notre lettre d'info

Info - 03/02/10

Face aux ruptures générées par la crise, l’Union Financière de France a souhaité se doter d’un outil de pilotage des attentes et comportements de ses clientèles à l’égard de l’investissement.

De façon complémentaire aux études menées par la profession financière, cet Observatoire a 4 atouts :

• STRATEGIQUE : il se concentre sur les clientèles s’intéressant à la gestion de leur patrimoine, c'est-à-dire, les Français détenteurs au minimum de 40 000 € de patrimoine financier ;
• RECURRENT : le marché étant en mutation tant du côté de la demande que de l’offre, il était impératif de mener une observation en continu, c’est pourquoi nous prévoyons deux rendez-vous par an ;
• EXPLORATOIRE : sur un fond de plus grande frilosité des Français face aux risques, explorer en profondeur les ruptures induites par la crise pour préparer l’avenir était indispensable, c’est pourquoi, nous ne nous sommes pas contentés de faire une mesure quantitative mais avons également réalisé une phase qualitative préalable ;
• CONNECTE : c'est-à-dire qu’il s’enrichit en permanence des constats d’autres études réalisées tant par l’équipe Finance de l’Ifop que par les études menées sur la place.


PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS DE L’OBSERVATOIRE UFF-IFOP

La crise s’est traduite par une baisse de la capacité d’épargne et de placement pour un peu moins d’un Français patrimonial sur deux ; parallèlement, 45% des patrimoniaux disent que la crise a eu un impact sensible sur leur comportement de placement.

Nous tirons trois grands constats de cette première vague de l’Observatoire :

1- La crise a exacerbé la perception du risque lié aux placements financiers et a radicalisé les comportements des clientèles patrimoniales 

Les Clientèles Patrimoniales  ont  envisagé durant cette période de crise « le risque de perte totale de leur patrimoine ». Certains estiment désormais que tous les produits financiers sont risqués.

Même si on note auprès de tous une réserve vis-à-vis de la prise de risque, l’étude montre que tous les profils de clientèles ne réagissent pas de la même façon :

• Les moins exposés au risque sont paradoxalement les plus en attente d’être rassurés sur l’absence de risque : il s’agit des profils moins aisés (tant patrimoine que revenus), de ceux dont la structure de portefeuille est peu risquée. La perception du risque de ces profils est renforcée par le sentiment d’être dépassé ou de subir le choix d’investissement.
• Autre paradoxe, les patrimoines plus élevés, qui ont le plus souffert de la baisse des marchés sont plus souvent prêts à faire de nouveau confiance au marché et à prendre des risques maîtrisés…mais en s’appuyant sur leurs conseillers.

En haut de l’échelle, les CSP+ ainsi que les détenteurs de patrimoine très dynamiques (>30% de risque) prennent également des risques maîtrisés mais se distinguent des précédents par l’autonomie dans leurs prises de décision.


2- Le besoin accru de sécurité et de garantie s’accompagne d’un besoin grandissant de traçabilité du risque contenu dans les produits d’investissement

Il demeure une forte aversion au risque : ils sont 33% à déclarer être ouverts à prendre des risques modérés et 6% des risques forts ; ils ne sont pas prêts à renforcer la part de produits risqués dans leur portefeuille (pas plus de 20% de produits risqués ce qui correspond au niveau de risque actuel).

En conséquence de cette attitude sécuritaire la notion de  risque d’un placement vient en 5ème rang d’importance dans les critères de choix d’un investissement.
En revanche, l’information et la lisibilité du risque des placements financiers interviennent dans les critères prioritaires pour la gestion du patrimoine.

Ceux qui ont besoin d’être rassurés se recrutent parmi les populations les moins aisées, qu’il s’agisse d’être rassuré sur le niveau d’exposition au risque produit ou sur la solidité de leur établissement. On retrouve en particulier les revenus inférieurs à
45 000 euros, les profils financiers peu exposés au risque produit et les professions  intermédiaires.


3- La crise montre l’émergence du sentiment de divergence d’intérêt entre les conseillers bancaires généralistes et les clients  et fait évoluer les attentes en matière de conseils et d’accompagnement

• 57% des patrimoniaux qui ont comme interlocuteur un conseiller bancaire généraliste pensent que celui-ci sert avant tout les intérêts de son employeur. Le jugement est beaucoup moins sévère en ce qui concerne les conseillers spécialisés, indépendants ou bancaires. Les études réalisées par ailleurs auprès du grand public montrait une plus grande indulgence de la clientèle vis-à-vis des conseillers.

• 60% des patrimoniaux pensent que les établissements bancaires n’ont pas changé suite à la crise alors qu’ils pensaient que la crise allait permettre la rénovation attendue du mode de fonctionnement, en particulier au niveau relationnel. Ce qui tend à renforcer la déception vis-à-vis du secteur.

Par conséquent, on note deux attentes montantes :

• Une attente de conseils experts et de pro-activité dans un but précis d’avoir une meilleure maîtrise de ses choix. 

  • En effet 44% des patrimoniaux souhaitent avoir pour interlocuteur principal un conseiller spécialisé dans le futur alors qu’ils ne sont que 26% aujourd’hui à avoir un conseiller spécialisé (bancaire ou indépendant),
  • Et 59% déclarent écouter les recommandations de leurs conseillers et également s’informer par eux-mêmes.
    L’émergence d’un client à double boussole : le conseil de l’expert complété de ses propres recherches (internet, activation de son réseau).

• Et une deuxième attente de plus grande autonomie auprès d’un nombre plus limité : les patrimoniaux avertis : ils représentent 14% des patrimoniaux français et 25% des CSP+.

Cette évolution vers la recherche d’un conseiller plus expert et vers davantage d’autonomie risque de se faire au détriment du conseiller bancaire généraliste qui conserverait les patrimoines plus modestes et moins impliqués.

Retrouvez les résultats de l'Observatoire UFF-IFOP : cliquez ici


Rappel méthologique de l’étude : 

• Une phase qualitative : 4 focus groupe

  • 2 groupes de patrimoniaux et 2 groupes clients UFF, réalisés à Paris et Lille
  • Patrimoine global d’au moins 300 000 € dont 60 000 € de patrimoine financier. Multi bancarisés.

• Une phase quantitative :

  • 301 Français patrimoniaux :
    Patrimoine financier personnel hors immobilier > 40 000€ ou patrimoine moindre (minimum 30 000€) mais intention de réaliser un placement financier dans les 2 ans. Tous détenteurs de valeurs mobilières et/ou d’assurance vie; Interrogés à partir d’un fichier représentatif de la population française,
    Cette population peut être estimée à  9% des Français.
  • 151 clients de l’UFF ont également été interrogés mais ne font pas partie du spectre restitué.